Bienvenido en Santander, señor inspector.
Mélanie
C.![]()
"Dépêchez-vous" criait monsieur Dector, le patron de Christophe Legrand, par la fenêtre du compartiment 27.
Le compartiment 27, c’est celui où
est morte la Cantatrice Dolores Bemaul, alors qu’elle rentrait de son concert à Santander, la veille. Dans ce
compartiment, Christophe Legrand observe les valises étalées sur le sol humide
et le corps sans vie et Dolores.
« Les pompiers ne devraient plus
tarder à arriver «, annonça monsieur Dector.
L’inspecteur Legrand observait les photos représentant Dolores.
Un détail attirait son œil, sur toutes les photos elle portait un collier en
diamants, or ce jour-ci, elle ne l’avait plus. Après un interrogatoire, le
chauffeur particulier de Dolores déclara qu’elle portait toujours ce collier
sur elle. Il ne restait plus que quelques éléments à démontrer pour
permettre à l’inspecteur de vérifier son hypothèse : quelqu’un se
serait introduit dans le train pour dérober le collier, ils se seraient battus
puis Dolores aurait succombé à ses blessures.
Notre inspecteur, la cinquantaine et le crâne dégarni, interrogeait
cette fois-ci, la sœur de Dolores. Il remarqua qu’elle portait un collier
semblable à celui de sa sœur. Celle-ci leva les yeux au ciel avant de répondre :
« Elle m’a donné ce collier il y a une semaine, mes parents en sont témoins !
«
Toutes les pistes de Christophe Legrand s’étaient écroulées,
l’enquête piétinait … Il décida
alors de redémarrer toutes ses recherches, il se rendit donc à Santander, où
Dolores donnait son dernier spectacle.
Le voyage fut long et fatiguant pour Christophe Legrand, qui, le soir de
son arrivée avait du mal à tenir debout. Mais il devait se rendre dans la loge
où Dolores avait donné son dernier concert. Il y trouva une pochette contenant
des plans, des photos et une lettre comportant une adresse. Les yeux mi-clos,
l’inspecteur prit la pochette et alla à l’hôtel. En se réveillant, ce
dernier alla directement lire le contenu de la pochette, il comprit que Dolores
Bemaul faisait partie d’un groupe qui lutte contre le système politique
d’Espagne. Une douche rapide et notre inspecteur se rendait déjà à
l’adresse indiquée sur la lettre.
Il
se trouvait dans une étroite rue, devant un petit immeuble, peint d’une
couleur marron et dont la peinture commençait à se détacher du mur. Notre
inspecteur le regardait avec dégoût, ainsi que l’odeur des poubelles qui traînaient
lui étouffait les narines.
Il découvrit qu’il n’y avait personne à
l’adresse indiquée, il donna donc un rendez-vous à ‘ Mesón Rampalay ‘
par un message glissé sous la porte, à la personne y vivant.
A 15h24, Christophe Legrand vit un homme grand, sombre, le regard noir et
fuyant au coin de la rue. Notre inspecteur lui fit signe, et croyant avoir
retrouvé un ami d’enfance, ils partagèrent au restaurant aux couleurs
vivantes rouge et jaune, ‘ Mesón Rampalay ‘ un ‘ pulpo vinegreta ‘.
Seul le bruit de l’église Santa Lucia en réparation, comparable à un
troupeau d’éléphant passant, venait gâcher ce moment.
A la fin du repas, l’homme invita Christophe dans son appartement.
Notre inspecteur y trouva trois hommes. Révélant sa réelle identité,
Christophe les questionna. Tous avaient un alibi pour le soir du meurtre …
tous, sauf un. En fouillant cet homme, l’inspecteur y découvrit un billet de
train pour le soir du meurtre, compartiment 27.

Puis
l’homme dévia sur la Plaza Pombo qu’il traversa en contournant le petit manège
bleu, qui semblait ridicule sur une si grande place, comme une petite tâche ;
il arriva ensuite sur la Plaza Cañadio, où tous les bars étaient ouverts,
comme dans un petit Paris. Les bars s’étalaient sur la place, les gens
avaient même du mal à passer, comme si les tables des bars les poussaient.
L’homme courant, se prit la jambe dans le pied d’une table du Bar Tia Maria.
Christophe Legrand l’arrêta et l’emmena à la police. Il y découvrit
l’organisation espagnole, où il attendit une heure avant de pouvoir rendre
l’homme. Puis, personne n’était à son écoute ; alors il alla se
plaindre au secrétariat, où la secrétaire, un sourire aux lèvres déclara :
« Bienvenido a Santander, señor inspector. »